ATOFINA est une entreprise de la chimie qui fait partie du groupe pétrolier Total Fina Elf. Lors de la fusion entre Total Fina et Elf le choix a été fait de maintenir un pôle chimique au sein du 4ème groupe pétrolier mondial. Ce choix est-il toujours celui là ? On peut se poser la question car l’absence de stratégie industrielle, avec les investissement qui s’imposent, amène ATOFINA à vouloir supprimer 10% d’un effectif qui compte 12 000 salariés. Plus d’un millier d’emplois supprimés, des fermetures de sites, des arrêts et des ventes d’activités sont les conséquences directe de cette politique.
C’est ce que les militants du SCERAO-CFDT de Pierre Bénite et saint Fons ont dénoncé, avec leurs camarades du groupe, le 28 août dernier devant le siège social à La Défense. Pour la CFDT les dirigeants de l’entreprise doivent prendre en compte les propositions industrielles des organisations syndicales pour maintenir et développer les activités chimiques, dans le respect de la sécurité des salariés, des populations et de l’environnement. C’est à la prévention des risques qu’il faut s’atteler plutôt qu’au désengagement sur les activités les plus dangereuses.
Au delà de la situation particulière d’ATOFINA, c’est bien l’avenir des activités chimiques et le développement de l’emploi en France et en Europe qui est en question. La prise en compte du contexte économique par filière de produit est un préalable nécessaire afin d’envisager les perspectives d’avenir d’un secteur d’activité plus que jamais sous les feux de l’actualité. C’est dans ce sens que la FCE-CFDT met en œuvre son action syndicale afin que la stratégie industrielle de long terme l’emporte enfin sur les logiques financières de court terme, destructrices d’emplois.